Fin des NAO 2017 : un PV de désaccord signé
- La CFDT RamsaySanté siège

- 5 juil. 2017
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Les NAO 2017 viennent de s’achever et nous ne sommes malheureusement pas satisfaits des propositions de la Direction ! Le seul geste concerne l’enveloppe de 0.6 % affectée aux augmentations. Si ce chiffre peut paraître acceptable, il n’en demeure pas moins que la répartition de l’enveloppe ne nous semble pas équitable et aucune discussion réelle n’a pu avoir lieu.
Au cours des échanges, nous avons insistés sur le fait que les changements qui sont actuellement mis en œuvre dans l’entreprise doivent associer un maximum de collaborateurs et en ayant à cœur de récompenser de manière équitable, les efforts réalisés par tous. Pour mémoire, l’an dernier, seuls 93 salariés avaient été augmentés, beaucoup trop peu selon nous ! Cette situation a évidemment un impact fort sur la motivation et l’ambiance générale des salariés. C’est la raison pour laquelle nous nous attendions à ce que les engagements pris par la direction permettent au plus grand nombre de bénéficier d’une revalorisation salariale cette année. Malheureusement, il n’a pas été possible de trouver d’accord et il est fort probable que, cette année encore, les augmentations de salaire ne concerneront qu’un nombre limité d’entre nous.
Si nous ne nions pas l’effet des mesures envisagées, aucune des propositions ne permettent d’améliorer la situation du plus grand nombre ni d’améliorer vraiment l’égalité professionnelle dans l’entreprise.
C’est pourquoi, nous avons pris la décision de ne pas signer l’accord proposé. Convaincus que les mesures avancées par la Direction ne permettent pas de garantir l’équité dans le partage de la valeur ajoutée et la rétribution des efforts fournis.
Si la Direction considère qu’il est de n’augmenter qu’une minorité de salarié, la position de la CFDT s’oppose à cette politique.
Aucun engagement concernant l’amélioration de la situation du plus grand nombre de salariés face à l’érosion du pouvoir d’achat
L’an dernier dans l’UES, seul 1 salarié sur 4 a vu son salaire croître (contre 1 sur 2 en 2015). Les discussions sur la clé de répartition des sommes allouées aux augmentations ont vite été rompues, la Direction maintenant sa position du plus petit nombre de bénéficiaires. Si nous apprécions favorablement le fait que l’entreprise propose, cette année encore, de faire un geste pour les bas salaires,nous ne pouvons accepter qu’elle continue, d’années en années, à ne pas s’occuper des salariés qui gagnant plus de 38 000 € et qui subissent, tout comme les autres, une baisse de leur pouvoir d’achat.
Rien pour compenser la disparition des dispositifs d’épargne salariale
Depuis bientôt 2 ans, il n’y a plus d’accord d’intéressement au sein de l’UES et il n’y aura jamais de participation aux bénéfices du fait de la structure juridique de notre entreprise (GIE).
Ici encore, malgré nos demandes, la Direction catégoriquement refusé de compenser cette absence par la mise en place d’un dispositif spécifique ou du transfert d’une somme équivalente dans l’enveloppe. Aucun engagement n’a, par ailleurs, été pris sur le retour éventuel d’un dispositif d’épargne salariale au niveaude l’UES en 2017/2018.
Presque rien pour réduire les inégalités salariales entre les hommes et les femmes
Le rapport SYNDEX, réalisé en décembre 2016, met en lumière de nombreuses situations particulièrement aberrantes concernant l’égalité professionnelle entre les hommes et les femmes ! Il est totalement anormal de constater que la direction avantage systématiquement les hommes au détriment de leurs collègues féminines. Cette situation de fait se constate autant avec les salaires, les augmentations individuelles, que les primes et les promotions. Cette situation doit désormais cesser !
Certes, la Direction proposait cette année de consacrer 10 points d’augmentation à l’enveloppe dédiée au rattrapage (soit 40 % au lieu des 30 prévus dans l’accord égalité hommes/femmes signé en 2015). Il aurait cependant fallu, pour être crédible, que cette proposition soit suivie d’une garantie que les augmentations obtenues hors rattrapages soient attribuées à égalité entre les hommes et les femmes.
Malheureusement, et contre toute attente, cette demande a été balayée. Une preuve de plus que l’entreprise considère aujourd’hui, tout à fait normal, de moins bien payer les femmes que les hommes.
Rien pour rétribuer ceux qui travaillent en dehors des heures normales et limiter le recours au bénévolat
De plus en plus souvent, la hiérarchie demande à certains salariés de travailler en dehors des horaires normaux, sans qu’aucun dispositif d’encadrement ne soit mis en place. Qu’il s’agisse d’astreintes, de permanences ou de travail de nuit, là encore, les échanges qui ont eu lieu n’ont pas permis de faire avancer le sujet ! Il n’est pas normal que l’entreprise fasse appel au bénévolat pour sauvegarder ses marges ou même faire des bénéfices.
Ici aussi, la direction a catégoriquement refusé d’en discuter.
Bonnes vacances quand même




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