Négociations sociales 2026 dans la branche Syntec
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Quel rôle joue la CFDT au niveau de la branche Syntec.
Chaque année, au niveau de la branche Syntec – qui regroupe les bureaux d’études, sociétés de conseil et entreprises du numérique – les organisations syndicales et les représentants des employeurs négocient les règles qui s’appliquent à des centaines de milliers de salariés.
Les salariés du GIE Ramsay relèvent de cette branche. Cela signifie que nombre de sujets importants de votre vie professionnelle ne se décident pas uniquement au sein de l'UES, mais aussi au niveau de la branche professionnelle. C’est dans ce cadre que la CFDT agit pour défendre et améliorer les droits des salariés.
L’année 2026 s’annonce particulièrement dense. Plusieurs dossiers important vont être négociés et suivis par les représentants CFDT.
Les salaires, premier enjeu de l’année
La négociation sur les salaires minimaux de branche ouvre le calendrier social 2026.
En 2025, aucun accord n’a été conclu, ce qui crée une situation d’« année blanche ». Pour la CFDT, il ne peut donc pas s’agir d’une simple revalorisation technique. L’objectif est d’intégrer le retard accumulé et de répondre aux enjeux de pouvoir d’achat, d’attractivité et de fidélisation des compétences dans une branche où la concurrence et le recours au travail indépendant progressent.
Si les négociations aboutissent, cela devrait avoir un impact direct sur les salariés de l'UES percevant un salaire correspondant au minimum conventionnel.
L’intelligence artificielle : un défi majeur pour la branche
La branche Syntec est au cœur des transformations numériques, et notamment du développement de l’intelligence artificielle.
Les entreprises du secteur utilisent massivement ces outils et, pour certaines, développent également des solutions d’IA destinées au marché. Pourtant, les usages restent souvent peu encadrés.
La CFDT souhaite que la branche prenne ses responsabilités et devienne pionnière en matière de régulation collective. Les discussions porteront notamment sur :
• la formation des salariés,
• la protection des données,
• l’impact sur les métiers et les compétences,
L’emploi des salariés expérimentés (les séniors)
Une nouvelle négociation obligatoire va également s’ouvrir sur l’emploi des salariés expérimentés, à la suite de la loi du 25 octobre 2025.
Elle devra s’appuyer sur un diagnostic précis : pyramide des âges, accès à la formation, maintien dans l’emploi ou encore conditions de recrutement.
Dans une branche technologique comme Syntec, la question de l’adaptation aux nouvelles compétences numériques et à l’IA sera centrale.
Nul doute que les discussions qui vont avoir lieu sur le sujet au niveau de la branche devraient permettre d'enrichir la négociation proposée par le Groupe RAMSAY en décembre 2025 portant sur la gestion prévisionnelle des emplois et des carrières et qui devrait débuter dans les mois à venir.
Moderniser les règles de la branche
Enfin, un chantier important sera consacré à la modernisation des accords de branche.
Une première étape consistera à clarifier et sécuriser les textes existants. La seconde ouvrira des discussions plus politiques sur des sujets sensibles comme :
• le temps de travail,
• le forfait jours,
• les astreintes,
• le droit à la déconnexion,
• ou encore l’organisation du travail dans un environnement numérique.
Ces sujets touchent directement à l’équilibre entre flexibilité et protection des salariés.
Un travail de fond au service des salariés
Le travail mené par la CFDT au niveau de la branche Syntec est souvent discret, mais il est essentiel. Les accords qui y sont négociés fixent un cadre qui s’applique à l’ensemble des entreprises du secteur, (dont le GIE Ramsay) et qui servent souvent de base aux négociations ayant lieu dans les entreprises.
La CFDT continuera à porter une ligne claire : transparence, protection des salariés et anticipation des transformations du secteur, afin que les évolutions de la branche se fassent au bénéfice de tous.




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